Suggestions de lecture Roger Charland

Suggestions de lecture

Roger Charland

Idées politiques

  • J.-Claude St-Onge, L’imposture néolibérale. Marché, liberté et justice sociale, Les éditions Écosociété, Montréal, 2000, 202 p.
  • Un livre qui mérite d’être lu. Une bonne synthèse de la pensée néolibérale. Écrit par un professeur de philosophie du Collège Lionel-Groulx, ce livre présente une synthèse de la pensée du libre échange et du libre marché, de Hayek et des idées néolibérales sur la justice. Il se clôt sur le problème de l’AMI. (R.C.)

  • Jean-Charles Harvey, La Peur. Préface d’Yves Lavertu, Éditions Boréal, Montréal, 2000 (1945), 59 p.

    Jean-Charles Harvey (1891-1967) fut un journaliste et un romancier. Son roman le plus connu est sans doute Les demi-civilisés (1934) qui fut victime de la censure cléricale. Harvey a perdu alors son emploi à Québec, au journal Le Soleil. Comme journaliste, c’est surtout son journal Le Jour qui le fera connaître et l’exposera à la critique. Les positions politiques qu’il défendra alors allaient en opposition constante à celles véhiculées par le clergé et les intellectuels francophones du Québec. (voir le compte rendu de Alain Lacombe dans HERMÈS no. 6) Cette citation de Lavertu présente bien l’importance du petit texte en question:

  • « À peine la rumeur s’est-elle tue que, le surlendemain, le mercredi 9 mai 1945, Jean-Charles Harvey, vigile de choc dans cette guerre, s’en va donner, à cinquante-trois ans, la conférence la plus importante de sa vie. Le directeur du Jour se rend au Montreal High School de la rue Université. L’Institut démocratique canadien l’a invité à prononcer une causerie pour souligner le deuxième anniversaire de l’organisme» (p. 10) (R.C.)

  • Keith Dixon, Un digne héritier. Blair et le thatchérisme. Raisons d’agir éditions, Paris, 2000, 124 p.
  • La modernisation du Parti travailliste anglais s’est effectuée contre les idées fondamentales de la social démocratie européenne. Cette modernisation s’inspire largement de la pensée de Anthony Giddens et de John Gray. Le premier est un des principaux sociologues du dernier quart du siècle. Il a publié de nombreux livres mais ce sont  Beyond Left and Right. The Future of Radical Politics (Cambridge, Polity Press, 1994) et The Third Way. The Renewal of Social Democracy (Cambridge, Polity Press, 1998). Le second est issu des mouvements conservateurs propre aux think tanks qui supportaient les politiques de M. Tatcher. (On peu lire en français un texte de Gray : « Après la social-démocratie. Politique, capitalisme et vie commune » in Le Débat, no. 100, mai-août 1998) Ce texte est une présentation sobre et exacte des soubresauts de la politique travailliste depuis les années Blair. À lire absolument pour voir comment le conservatisme de gauche n’a plus grand chose de la gauche. (R.C.)

  • Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs, Éthique économique et sociale. Éditions La Découverte, Paris, 2000, 122 p.
  • Une synthèse précise et efficace pour tous ceux qui s’interrogent sur l’éthique économique et sociale. Les deux auteurs analysent l’utilitarisme, le libéralisme, le marxisme et l’égalitarisme de John Rawls dans le but de proposer dans une seconde partie du livre une mise en perspective concrète des théories de l’utilitarisme et du libéralisme. Un livre qui est un bon complément à ceux de Dixon et de St-Onge, d’une lecture un peu aride par contre. (R.C.)

  • Gilles Dostaler, Le libéralisme de Hayek. Paris, La Découverte, coll. Repères, 2001, 121 p.
  • Gilles Dostaler, professeur au département des sciences économiques de l’UQAM, propose un synthèse de très bonne qualité sur ce penseur de premier plan dans les débats concernant l’économie moderne et toute les questions du néo-libéralisme. Le premier chapitre propose une courte biographie de Hayek. Par la suite, suivent des chapitres couvrant une oeuvre complexe que Dostaler réussit bien à résumer. Un chapitre sur problématique de la connaissance (chapitre 2), un autre sur l’économie (chapitre 3) puis un dernier portant sur la société (chapitre 4). Le tout est suivi d’une bibliographie de l’ouvre de Hayek et de quelques ouvrages portant sur ce dernier. Je recommande ce livre qui est une pièce maîtresse pour ceux qui veulent comprendre une pensée complexe comme celle de Hayek. (R.C.)

  • Michel Beaud, Le basculement du monde. De la Terre, des hommes et du capitalisme. Postface inédite de l’auteur. Paris, La Découverte, Poche, collection Essais. 2000 (1997), 306 p.
  • Cette oeuvre est intéressante. Elle situe de manière remarquable et nouvelle le développement économique en comparant ce dernier, et son accélération, à la destruction de plus en plus grande des ressources naturelles, qui entraînent, de plus, la détérioration des conditions de vie. Sont présentées sous un regard critique les questions suivantes : l’aggravation des inégalités, l’importance des prix asiatique dans la crise, l’omniprésence des grandes entreprises dans le contrôle économique et politique des marchés et des états, le développement technique, la mondialisation, etc… (R.C.)

  • Jean-Claude Guillebaud, La refondation du monde. Paris, Éditions du Seuil, collection Points, 1999, 478 p.
  • Ce livre est très particulier. D’un côté on y lit une critique très bien structurée du monde moderne. De l’autre, c’est de la perte du sens ou de fondation qu’il est question. Est privilégiée alors une discussion sur la disparition du religieux qui entraîne par le fait même la disparition des fondements sur lesquels les idées de progrès, d’égalité et d’universalité reposaient. Il faut alors trouver des fondements nouveaux sur lesquels le monde reposerait. Guillebaud vaut la peine d’être lu. (R.C.)

  • Frédéric Lebaron, La croyance économique. Les économistes entre science et politique. Éditions du Seuil, Paris, 2000, 260 p.
  • Voici un livre qui vient en complément à ceux qui précèdent. En fait, Lebaron présente une critique très bien documentée du champ de l’économie. La critique est très importante dans le cadre actuel des débats opposant le discours unique et les alternatives sociales à ce discours. (R.C.)

  • Pierre Bourdieu, Contre-feux 2, Paris, Éditions Raison d’agir, 2001, 108 p.

    Voici le deuxième petit livre composé de conférences de Bourdieu portant sur le renouveau du mouvement social européen. Ces conférences analysent le nouvel ordre économique mondial (L’imposition du modèle américain et ses effets, pp. 25-32; Contre la politique de dépolitisation, pp. 57-72); proposent des alternatives (Pour un mouvement social européen, pp. 13-24; Unifier pour mieux dominer, pp. 93-108).

    Je crois que la lecture de ce petit livre accompagne très bien le Sommet de Québec. Cette lecture démontre très bien cette coupure entre les élus et le grand capital d’un côté, et la société civile de l’autre.

Sur le livre, la librairie et la bibliothèque

  • Walter Benjamin, Je déballe ma bibliothèque, Préface de Jennifer Allen, Trad. de l’allemand par Philippe Ivernel, Rivages Poche / Petite Bibliothèque, 2000, 211 p.
  • Il s’agit d’un recueil de textes de Benjamin sur l’importance de sa bibliothèque selon les diverses étapes de sa vie. Il faudrait surtout parler de ses déménagements nombreux, jusqu’à son suicide à la frontière espagnole en 1940. Une fuite de l’Allemagne dès 1933, époque pendant laquelle ses livres furent brûlés sur la place publique par les nazis. Le livre se referme sur une liste d’écrits lus par Walter Benjamin. (R.C.)

  • Fernande Roy, Histoire de la librairie au Québec, Éditions Leméac, Montréal, 2000, 238 p.
  • Le livre de Fernande Roy porte, comme son titre l’indique, sur l’histoire de la librairie au Québec. Avec son cortège d’imprécisions, elle introduit le lecteur à une histoire qui est en train de ce faire au Québec. Elle y participe intelligemment, en mettant en évidence les limites de sa propre interprétation. Une première synthèse est en marche chez Fides. Celle-ci ne fait pas honte à l’autre. Ces synthèses se complètent. (R.C.)

  • Yvan Lamonde, Histoire sociale des idées au Québec. 1760-1896. Éditions Fides, Montréal, 2000, 565 p.

    Seconde histoire des idées ou des idéologies au Québec. La première date de plusieurs années, elle était l’ouvre de Denis Monière. Les deux logent du côté d’une approche nationaliste, elles s’inscrivent dans le mouvement de lutte pour l’indépendance du Québec. De là aussi, nous exprimons notre désaccord avec la présentation de la quatrième couverture. Il est noté qu’il s’agit de la première synthèse d’histoire intellectuelle écrite au Québec. Mais il est vrai que la première a été malmenée à plusieurs occasions. Manque de cohérence, plagiat, mauvaise interprétation, etc…

    Pour ce qui est de la présente histoire sociale des idées, on nous dit au départ que cette histoire serait sociale car elle « entend rendre compte du circuit complet des idées, de leur production, de leur diffusion, de leur réception. Elle s’intéresse à l’appartenance sociales des individus qui formulent les idées, aux réseaux et aux médias qui diffusent les courants d’opinion et à la pénétration sociale des idées. » (p. 9)  Sur ce point, nous ne sommes pas tout à fait d’accord non plus. Cette histoire sociale des idées est plus une histoire intellectuelle des « idées civiques » […] « celles qu’on retrace dans le discours des hommes publics, civils et religieux ». (p. 10)

    Pour nous, il s’agit davantage d’une histoire des idées, elles est sociale par ce côté. Mais elle ne l’est pas d’un autre côté. En fait, même si on nous dit que l’on mettra en scène les acteurs sociaux et leurs « classes », on n’analyse pas comment ces classes et les idées qu’elles diffusent entrent en interaction et créent ensemble cette dynamique que l’on nomme histoire.

    Un livre à lire, une synthèse importante, une des rares que nous possédions, et pour le moment la meilleure. Mais il y a plus à dégager et nous espérons y revenir dans un HERMÈS : revue critique à venir. (R.C.)

Ignorance et éducation

  • Jean-Claude Michéa, L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Éditions Climats, coll. Micro-Climats, Castelnau-Le-Lez, 1999, 139 p.

    Un petit livre intéressant. Mais il y a plus. C’est une critique bien étoffée de « la propagande officielle » :  comment critiquer l’état actuel de l’éducation, celle à qui on prétend un avenir du tonnerre, une révolution comme elle n’en a presque jamais vu grâce aux nouvelles technologies de l’information.

  • En fait, l’éducation est dans le pétrin. On enseigne l’ignorance. L’organisation de l’enseignement repose uniquement sur une structure visant à solutionner le problème de main-d’œuvre spécialisée dans cette nouvelle industrie qu’est le virtuel et son amie, l’informatique. Cette idée est bien présentée ici : « la formation des individus qui, à un titre ou à un autre, devront être engagés dans la grande guerre économique mondiale du XXIe siècle. » (quatrième couverture) Les idées que l’on trouve dans ce petit livre se rapprochent beaucoup de celles que j’ai apprécié dans Vivre et penser comme des porcs de Gilles Châtelet. Il faut aussi le lire en parallèle avec celui de De Koninck. (R.C.)

  • Dominique Foray, L’économie de la connaissance. Paris, La Découverte, collection Repères, 2000, 123 p.
  • Ce livre touche à un sujet très « à la mode ». L’économie de la connaissance est au coeur du débat concernant la nouvelle économie et sa société de l’information. Son auteur est un spécialiste du management et des questions de l’innovation économique. Il s’agit d’une synthèse audacieuse.

    Dans le premier chapitre, l’auteur tente de définir les paramètres de cette nouvelle spécialité de l’économie. Dans le deuxième, il avance que la connaissance joue un rôle depuis longtemps dans l’accroissement économique. Mais le rôle de la connaissance est de plus en plus important surtout dans les nouvelles technologies de l’information et des communications. Dans le chapitre suivant, on identifie de manière précise que l’économie de la connaissance repose sur deux grandes formes : l’éducation (ou l’apprentissage) et de l’autre la recherche et le développement. Le reste de l’ouvrage tente de faire le lien entre l’économie de la connaissance et le développement du marché du travail et de l’expansion des marchés. Comme je l’indiquais au début de cette note, la conclusion vise à nous présenter ce qu’est la nouvelle économie. Citons le dernier paragraphe du livre : « S’il existe une « nouvelle économie », c’est donc bien au sens de l’économie fondée sur la connaissance; laquelle cristallise cette articulation unique entre une tendance longue à l’augmentation des ressources consacrées à la production et à la transformation des savoirs et l’avènement d’un nouveau système technologique; une économie dans laquelle les externalités de connaissance sont potentiellement puissantes mais où les coûts de la destruction créatrice sont plus fort que jamais. » (p. 114) (R.C.)

  • Emmanuel Malolo Dissakè, Feyerabend. Épistémologie, anarchisme et société libre. Paris, Presses universitaires de France, collection Philosophies, 2001, 127 p.

    On connaît surtout Feyerabend par un de ses derniers textes : Contre la méthode. Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance (1979 en français). Le petit livre d’une de ses spécialistes et traducteurs présente une pensée importante et structurée. Ce qui est intéressant ici c’est que l’on nous présente dans les premières pages l’évolution de Feyerabend, une biographie mélangée dans la reconstruction de sa pensée. Nous n’entrerons pas dans le contenu du livre, n’étant pas un spécialiste de cet auteur, mais ce livre semble bien documenté et mérite une lecture attentive. Comme souvent dans cette collection Philosophies des PUF, on en redemande à la fin de la lecture. (R.C.)

  • Duncan Campbell, Surveillance électronique planétaire. Paris, Éditions Allia, 2001, 169 p.

    [ La version anglaise du rapport est disponible sur le web avec des photographies et des graphiques à l’adresse suivante : http://www.iptvreports.mcmail.com/ic2kreport.htm ]

    Voici la traduction d’une enquête ou rapport rédigé à la demande du Parlement européen. Le dépôt de ce rapport a entraîné « l’ouverture d’une enquête internationale, confiée à la DST » lit-on en dernière couverture. Ce livre présente comment «l’intelligence américaine» participe à l’espionnage en Europe et dans le monde en général. Que disons nous ici ? Carrément que nos voisins du sud participent à un espionnage global sur le globe. Les Américains procèdent à un balayage des communications en utilisant des technologies de pointe dans le but officiel d’une lutte contre le terrorisme, mais qui vise surtout l’ensemble des communications commerciales du monde. Il s’agit d’une analyse portant sur une « veille » à l’échelle mondiale que même l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, évaluait de manière positive dans le Wall Street Journal. Il affirmait alors que ce rapport respectait « l’honnêteté intellectuelle » Un commentateur français écrivait :

    « [Ducan Campbell], après de longues années d’enquête, avait mis au jour le réseau de surveillance globale des télécommunications – téléphone, fax, courrier électronique maintenu par la National Security Agency (NSA) américaine et ses homologues britannique, australienne, néo-zélandaise et canadienne (le réseau implique également, à des degrés divers, d’autres pays dont la France et l’Allemagne). » Philippe Rivière, « Contre la corruption étatique, l’espionnage libéral » in L’ornitho [ http://www.ornitho.org/numero23/invite/index.html ]

    Est-ce qu’il vaut la peine de commenter ce passage du National Security Agency expliquant le rôle de SIGINT (Signal Intelligence) ?

    « Today, SIGINT continues to play an important role in maintaining the superpower status of the United States. »

    [ http://www.nsa.gov/about_nsa/index.html ]

    Theodore Kaczynski (Unabomber) écrivait dans son célèbre manifeste La société industrielle et son avenir [ Industrial Society and Its Future ] :

    « Le Système pourrait alors devenir une organisation unitaire et monolithique, ou se fragmenter en plusieurs organisations entretenant des relations de coopération et de compétition, comme aujourd’hui le gouvernement, les consortiums et autres grandes organisations coopèrent, tout en rivalisant les uns avec les autres. La liberté aura disparu, parce que les individus et les petits groupes seront impuissants face aux grandes organisations suréquipées technologiquement et dotées non seulement d’instruments de surveillance et de coercition physique, mais aussi d’un arsenal d’outils de manipulation psychologique et biologique. Le pouvoir réel sera détenu par un petit nombre de gens; eux-mêmes ne jouiront probablement que d’une liberté très limitée, parce que leur conduite sera elle aussi surveillée, à l’image de nos politiciens et chefs d’entreprises qui doivent aujourd’hui agir dans certaines limites s’ils veulent conserver leur place. » (Théodore Kaczynski, La société industrielle et son avenir. Paris, Éditions de l’encyclopédie des nuisances, 1998, p. 78)

    Voir aussi : http://www.canoe.qc.ca/TopoNet/avr26_echelon-ap.html

    Quelques sources importantes:

    The Wall Street Journal Europe, New York, 22 mars 2000. Voir la traduction intégrale, ainsi que des liens vers les différents rapports, sur http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/echelon/

    « Le système Echelon », Manière de voir, n° 46, juillet-août 1999.

    Duncan Campbell, « I Spy an Ally », The Guardian, Londres, 15 mars 2000.

    Lire, par exemple, The Washington Post et Frankfurter Rundschau, 5 décembre 1995. Cf. Transparency International.

    Les sites web sur le sujet (liste partielle)

    (tiré partiellement de http://www.francenet.fr/cyberhumanisme/2000-4/msg00060.html

    Le Monde diplomatique

    http://www.francenet.fr/cyberhumanisme/2000-4/msg00060.html

    Le système Échelon , par Philippe Rivière, Manière de voir, n 46, juillet-août 1999. http://www.monde-diplomatique.fr/mav/46/RIVIERE/m1.html

    Télésurveillance globale , par Paul Virilio, août 1999. http://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/VIRILIO/12332.html

    Tous les Européens sur écoute , par Ph. R., mars 1999. <http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/RIVIERE/11768.html

    « Grandes oreilles » américaines , par Ph. R., mars 1999. http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/RIVIERE/11770.html

    Sur la toile * IPTV. Le site personnel du journaliste Duncan Campbell, qui, depuis 1988, enquete sur Echelon. http://www.gn.apc.org/duncan

    EchelonWatch. Un site centralisant les informations sur Échelon, mis en place par des organisations de défense des libertés publiques américaines et européennes. http://www.echelonwatch.org/

    StateWatch. Une base de données sur les dérives policières et militaires des États européens – et de l’Union. http://www.statewatch.org/

    Telepolis. Un magazine sur Internet très informe sur les questions de surveillance (allemand et anglais). http://www.heise.de/tp/

    National Security Agency. Le site officiel de la NSA décrit quelques-unes de ses activités. http://www.nsa.gov:8080/

    National Security Archive. Ce groupe de chercheurs indépendants invoque la loi américaine sur l’accès aux informations publiques (Freedom of Information Act) et recense les documents secret-défense déclassifiés par les agences de renseignement des États-Unis. http://www.hfni.gsehd.gwu.edu/~nsarchiv/

    Fédération des scientifiques américains. En 1945, les scientifiques américains qui ont produit la bombe atomique ont crée cette association pour analyser les questions de sécurité globale. Son conseil d’administration compte pas moins de 55 Prix Nobel. http://www.fas.org/

    Cryptome. Né d’une page personnelle , ce site est rapidement devenu l’un des centres de diffusion des informations les plus spécialisées concernant le renseignement et les technologies de surveillance. http://cryptome.org/

    Documents

    James Woolsey, Pourquoi l’Amérique espionne ses alliés ? , The Wall Street Jounal Europe, 22 mars 2000. James Woolsey est un ancien directeur de la CIA. (Traduction Le Monde diplomatique.) http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/echelon/WOOLSEY/m2.html

    Steve Wright, An Appraisal of Technologies of Political Control, Interim Study, STOA, Parlement européen, 19 janvier 1998. http://www.europarl.eu.int/dg4/stoa/en/publi/166499/execsum.htm Lire le texte intégral du rapport. http://cryptome.org/stoa-atpc.htm

    Duncan Campbell, Interception Capabilities 2000. Development of Surveillance Technology and Risk of abuse of Economic Information, STOA, Parlement européen, PE 168 184, avril 1999. http://www.iptvreports.mcmail.com/interception_capabilities_2000.htm

    Dans les revues ou sites privés

    ZDnet UK on Echelon http://www.zdnet.co.uk/news/specials/2000/06/echelon/




  • © Tous droits réservés, Roger Charland
    À jour le 4 avril 2001
    Hermès : revue critique

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Bibliothécaire des Appalaches
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