Une page d’histoire qui reste à écrire : la réforme de la formation moyenne des bibliothécaires en France par Michèle Gasc

Une page d’histoire qui reste à écrire : la réforme de la formation

moyenne* des bibliothécaires en France

Michèle Gasc

Conservateur en chef de bibliothèque


Université de Rennes 1 – Service commun de documentation
Michele.Gasc@univ-rennes1.fr

(Article écrit à la demande de l’Association des Bibliothécaires Français, à paraître prochainement dans son Bulletin d’informations)




Introduction

Pour parvenir à comprendre cette page de l’histoire professionnelle des bibliothèques françaises qui conduit aujourd’hui un grand nombre d’entre nous à soutenir l’appel de SOS Bibliothèques territoriales (1) , il faudrait parvenir à introduire un peu de la distance nécessaire à toute analyse objective. Pouvoir parler de ce passé sans être immédiatement taxé de nostalgie, rappeler l’attitude des responsables sans être accusé de trahison. Je souhaite que les années écoulées nous aient rendus capables du minimum de maturité sans lequel toute tentative serait vouée à l’échec. Dans cette histoire, certains de nous ont été acteurs, d’autres témoins, d’autres encore en ont à peine soupçonné les enjeux.

Néanmoins, et même si cette distance est indispensable, personne aujourd’hui ne peut avoir, à un titre ou à un autre, me semble-t-il, une vision totalement neutre. Les passions ne peuvent qu’interférer dans un dossier où il y a eu autant d’incompréhension, voire de mépris, mais aussi tant d’espoir, et finalement tant de frustration. C’est pourquoi cette contribution est à prendre comme un témoignage personnel et le résultat d’un effort pour essayer de démêler quelques fils bien embrouillés. Tout ce qui est dit ici peut être contesté ou éclairé différemment. L’essentiel me semble de commencer, quitte à risquer quelques erreurs d’appréciation, afin de contribuer à ouvrir un débat nécessaire, car on ne saurait rien construire de solide sur la confusion actuelle.

Quand cela a-t-il commencé ?

Les nouveaux textes statutaires sont datés du 2 septembre 1991 pour les statuts territoriaux, et du 9 janvier 1992 pour les statuts d’Etat (pas tous puisque ni les statuts des corps de magasinage, ni celui des bibliothécaires-adjoints n’ont été modifiés à cette période). Mais il faut remonter plusieurs mois, voire plusieurs années en arrière pour comprendre ce qui s’est passé. Faisant cela, on peut voir que ces textes statutaires ne sont pas dans la suite logique de ce qui a précédé. Ils en constitueraient plutôt le résultat illogique ou paradoxal. Néanmoins ils reposent bien sur une certaine logique. C’est peut-être de cette logique-là que la mesure n’avait pas été suffisamment prise.

Statuts et formations sont étroitement liés dans les textes et dans la réalité. Néanmoins, dans l’histoire des réformes récentes, la liaison a été rompue. Certains diront qu’il fallait attendre la réforme des statuts pour lancer celle des formations ; d’autres penseront que la réforme statutaire ne pouvait qu’  « harmoniser » les spécificités de la formation professionnelle des bibliothécaires ; ils estimeront que tout cela a été voulu, pensé, et qu’il y a une logique qui subordonne les formations aux statuts particuliers, et au-delà au statut général de la fonction publique ; chez d’autres, la priorité donnée au statut est supplantée par la conscience des évolutions en cours, auxquelles la formation puis le statut doivent s’adapter. L’histoire des réformes des statuts et des formations durant les années 1986-1992 met en confrontation ces deux pensées. On peut se demander aujourd’hui s’il y aura un jour symbiose heureuse entre elles.

La réforme de la formation professionnelle moyenne : pas trop mal pensée, bien réalisée, mais faiblement partagée

Pour situer l’origine de la réforme de la formation professionnelle moyenne, il faut remonter aux travaux de la Commission Seguin, mise en place en 1983-1984 (2). Mais dès la fin des années 70, la nécessité d’une réforme était affirmée par le Directeur de l’ENSB, qui reconnaissait  la réussite du diplôme : « Le « succès » du CAFB montre qu’il correspondait à un besoin indéniable et qu’il a tenu ce qu’on attendait de lui : fournir du personnel qualifié  pour les divers réseaux de bibliothèques de notre pays ». Mais « l’énorme croissance des effectifs », lui faisait aussi exprimer quelques craintes : « Autrement dit, le tiers de nos candidats ne trouve pas de débouchés et quand on se rappelle qu’au départ plus de 1500 étudiants se sont inscrits, on se demande s’il n’y a pas là matière à révision.  Le CAFB a correspondu  – et correspond encore – à un besoin évident de formation technique ; il ne devrait pas se transformer en une formation d’attente pour des candidats qui ne trouveront pas ensuite de débouchés; cela n’est pas sa vocation »(3). La solution lui semblait résider dans une collaboration avec l’université. Quelques années plus tard, alors que les travaux de la Commission Seguin étaient engagés, il insistait au contraire sur la qualité du CAFB et sur son adéquation aux besoins. Le principal point délicat étant le suivant : «…mais quand on sait que pour l’essentiel cela repose plus sur la bonne volonté de la profession que sur des moyens institutionnels, il y a lieu de rechercher efficacement des solutions pour l’avenir » (4) .

L’essentiel des recommandations contenues dans le rapport de la Commission Seguin va être réalisé dans les années suivantes. La commission a travaillé sur l’ensemble des problèmes de formation (formation moyenne et formation supérieure), tant en ce qui concerne les structures que les contenus, tout au moins pour ce qui est du CAFB. On trouve par exemple annoncés dans ce rapport : la refonte de la carte des centres régionaux de formation, avec une augmentation de leurs moyens ; un nouveau schéma des programmes du CAFB, avec le triple niveau (enseignement professionnel de base, option, spécialisation), ainsi qu’une augmentation importante des volumes horaires.

La mise en œuvre de la réforme de la formation moyenne débute par celle des centres régionaux de formation professionnelle. C’est au début de l’année 1986 que la Direction des bibliothèques, des musées et de l’information scientifique et technique (DBMIST) et la Direction du livre et de la lecture (DLL) lancent conjointement un appel à projets de nouveaux centres régionaux de formation professionnelle. Un an plus tard, les premiers centres rénovés se mettent en place au sein des universités, avec des personnels affectés à plein temps à la formation. Jusque-là, l’organisation de la formation reposait sur des professionnels volontaires des bibliothèques. La DBMIST avait estimé cette charge à 40 emplois « équivalents temps plein », chiffre qu’il est difficile de vérifier. A la rentrée 1988, la réforme est achevée par la mise en place des derniers centres. Depuis cette date, il y a eu peu de modifications : en 1994, de nouvelles conventions conçues d’après un modèle-type élaboré par l’administration centrale ont été passées ; le centre couvrant les régions Bretagne et Pays de la Loire a été transféré du Mans à Rennes, et le Département « Archives et médiathèques » a déménagé de Toulouse à Montauban. La réforme statutaire n’a donc pas remis en cause celle de la carte des centres.

Le 13 mai 1989 est publié l’arrêté régissant le nouveau CAFB (5) . Il reflète l’évolution des programmes préconisée par la Commission Seguin, et que les centres rénovés ont déjà commencé à mettre en oeuvre. Le saut est colossal : le nombre d’heures passe à 580 heures dont 160 heures de stage. (A noter que dans certains cas, le nombre d’heures avait déjà été considérablement augmenté lors de la réforme des centres). Un double système d’options et de spécialisations remplace le système des options simples ; de nouvelles spécialisations sont créées (Image, Documentation administrative). Ainsi le CAFB de 1989 n’a plus grand chose à voir avec celui de 1974, si ce n’est le titre, et la continuité historique. Lors du colloque tenu à Tulle  les 27 et 28 février 1989 à l’initiative du Centre inter-régional des métiers du livre et de la documentation Poitou-Charentes Limousin, Jacqueline AYRAULT, alors chargée de ce dossier à la Direction du livre et de la lecture, s’exprimait ainsi : «  Nous avons conçu ces programmes de façon à ce que, si les statuts de la fonction publique territoriale étaient publiés rapidement, et répondaient à notre demande – je parle en tant que représentante de la DLL – d’un recrutement de bibliothécaires-adjoints à Bac + 2, le programme serait facilement adaptable. C’est un programme assez ouvert, assez souple, et avec un travail minimum, on arriverait à allonger la formation à deux ans en gardant le même programme » (6) . Comment le CAFB serait-il porté à Bac + 2 ? Si l’on se réfère au texte de l’appel d’offres interministériel pour la rénovation des centres régionaux, c’était par l’intégration du CAFB dans des diplômes universitaires professionnels  de niveau Bac + 2 (DUT ou DEUST). Mais en 1989, personne ne se serait engagé sur l’opportunité de supprimer le CAFB.

Il faut souligner que la réforme de la formation professionnelle moyenne est lancée dans l’ignorance totale de ce que sera la réforme statutaire attendue. En effet, en application du statut général de la fonction publique, publié en 1984, le travail sur les décrets portant statuts particuliers a commencé, mais ne s’achèvera qu’en 1991 (7), c’est-à-dire après la réforme de la formation moyenne. Ce n’est d’ailleurs pas cette réforme statutaire qui justifie de reconsidérer la formation moyenne, mais des considérations plus profondes. Citons encore Jacqueline AYRAULT : « Cette commission est partie de l’idée que la formation n’était pas du tout adaptée à l’évolution de la profession, et qu’il fallait mener une réforme de fond » (8) ; mais aussi Cécil GUITART, parlant du « décalage entre la situation du dispositif de formation et la mutation professionnelle en cours » (9).

Il semble étrange qu’un effort aussi considérable de rénovation des programmes, des méthodes et des moyens ait été passé sous silence lors de la réforme statutaire. Je hasarderai une explication qui donne aussi le ton de cette période : la grande majorité des professionnels ne s’en est pas aperçue. Je pourrais même aller plus loin en disant que beaucoup y étaient opposés. La réforme s’est faite avec une minorité : les chefs des projets sélectionnés, les directeurs et les personnels des nouveaux centres de formation, ceux des professionnels des bibliothèques qui ont été associés aux projets de nouveaux centres, et c’est à peu près tout. De l’autre côté : ceux qui étaient opposés à la réforme, ceux qui ont participé à la réforme en montant des projets qui n’ont pas été retenus, et ceux qui, ne se sentant pas concernés, ont observé simplement les choses se dérouler. Cela fait au total beaucoup de monde, et l’une des raisons du désengagement des professionnels à l’égard de la formation, de même que de la non prise en compte de cette réforme dans les nouveaux statuts, réside peut-être là.

Si la réforme statutaire n’a pas eu de répercussion sur les structures de la formation moyenne, il n’en va donc pas de même pour le CAFB qui est abrogé par l’arrêté du 24 novembre 1994. Pourquoi donc une réforme qui était conçue à l’origine comme un tout cohérent a vu un volet maintenu, et un autre supprimé ?

Une interministérialité déséquilibrée

Si en 1990-1991, vous élaboriez un jeu « cherchez les différences » – jeu auquel tous étaient conduits par le principe de parité du statut général de la fonction publique (10) – avec d’un côté les éléments concourant aux statuts des corps techniques d’État, et de l’autre les éléments définissant les statuts techniques territoriaux pour les bibliothèques, la différence qui sautait aux yeux était le CAFB. Objet de scandale pour certains, le CAFB pouvait s’obtenir même sans le Bac ! Les analyses que j’ai pu faire alors m’ont convaincue que le niveau général  des personnels communaux titulaires du CAFB était loin d’être aussi bas que certains le pensaient. Mais cela montre bien le glissement pouvant s’opérer entre niveau théorique et niveau réel. Comme l’on ne connaissait que le niveau théorique, puisque les données n’étaient pas exploitées, on en déduisait un niveau réel. De même, s’agissant des bibliothécaires-adjoints d’Etat, qui avaient été reçus au concours sans que le CAFB fût exigé, mais qui avaient bénéficié de la préparation à ce diplôme, et en étaient souvent titulaires, tout au moins dans les dernières années, on ne voulait considérer que leur niveau général. Outre la comparaison entre statuts d’État et statuts communaux, celle entre les modes de recrutement des différents emplois culturels communaux : il n’existait rien de comparable au CAFB dans aucune des filières culturelles communales, et cela a aussi joué au détriment du CAFB.

Entre octobre 1990 (date de la communication par le Ministère de l’intérieur de la première mouture des statuts territoriaux) et février 1991 (date de l’avis favorable du CSFPT), des négociations interministérielles ont lieu. Mais il ne s’agit pas d’une interministérialité unique : lorsqu’il s’agit des statuts territoriaux, le Ministère de l’enseignement supérieur n’est pas concerné ; lorsqu’il s’agit des statuts d’Etat, c’est le Ministère de l’intérieur qui ne l’est pas. Or, le CAFB, après avoir été créé par le Ministère de l’éducation nationale en 1951 – celui-ci continuera à le délivrer jusqu’à sa suppression – est, depuis 1975 (11), le fruit d’une interministérialité associant ce ministère et le Ministère de la culture. On touche là une seconde source de problème : certes il y a toujours, comme depuis 1975, interministérialité, mais ce n’est plus la même. Car, entre temps, il y a eu la décentralisation. Et le CAFB est devenu, au fil des évolutions, un élément non essentiel dans les missions du Ministère de l’enseignement supérieur concernant les bibliothèques. Le dernier lien entre le CAFB et ce ministère était l’ENSB, lien qui s’est dissous avec la réforme des centres régionaux de formation professionnelle, contrairement d’ailleurs aux vœux de la Commission Seguin qui préconisait une articulation étroite entre les centres régionaux, l’ENSB et les universités.

La confirmation de cette interprétation vient des faits eux-mêmes : dans la première mouture statutaire communiquée par le Ministère de l’intérieur en octobre 1990, il n’est fait nulle part mention du CAFB. Dans les mois qui ont suivi, le CAFB est pris en compte pour les intégrations dans le cadre d’emploi des assistants qualifiés (12). Lors du dernier arbitrage interministériel au début de l’année 1991, et figurant dans un « bleu »(13) de Matignon, il est décidé de créer un diplôme technico-professionnel de niveau Bac + 2. Cette mesure relevait non pas du décret, mais de l’arrêté d’application mentionnant les diplômes valables pour l’accès au concours externe du cadre des assistants qualifiés. Cet arrêté sera pris le 2 septembre 1992, donc un an après le décret portant statut particulier du cadre d’emploi des assistants qualifiés. Rien durant cette période n’a été tenté pour appliquer la décision d’arbitrage. Alors que – ironie du sort ! – la réforme du CAFB était déjà prête ! Rien non plus n’a été tenté pour justifier cette non-application. En effet, on aurait pu alors faire le bilan de l’intégration du CAFB dans les DUT et DEUST, et en conclure, si ce bilan était positif, que la création d’un diplôme technico-professionnel de niveau Bac + 2 n’était pas justifiée. Mais rien, il ne s’est vraiment rien passé. Craignait-on alors que le bilan de l’intégration universitaire fût négatif ? Ou bien cette question n’intéressait-elle pas les responsables ? Ou encore pensait-on que l’occasion de supprimer le CAFB était enfin venue ?

Pour certains, le CAFB devait disparaître, peu importe qu’il eût été réformé

Certains ne toléraient pas, à cette période, que l’on soulignât les difficultés liées à l’interministérialité dans la réforme des statuts et des formations. Pour eux la raison de la suppression du CAFB n’est pas là. Quelle autre raison peut-on donc invoquer pour expliquer, voire justifier cette suppression ? On a pu entendre, dans les années qui ont suivi, que cette suppression avait été réalisée pour la simple raison qu’elle était nécessaire. On peut lire par exemple dans le chapitre de l’ouvrage Les bibliothèques en France de 1991 à 1997 consacré aux statuts et formations, l’analyse suivante de Philippe MARCEROU chargé de ce dossier à la DLL lors de la publication de cet ouvrage : « Le CAFB a été supprimé par arrêté du 3 février 1994 (14), contre l’avis des professionnels. Il était devenu inadapté. Les raisons de son inadaptation sont multiples. Inadaptation notamment aux décrets statutaires de 1991 et de 1992 (…). A partir de 1992, il est devenu nécessaire de posséder un diplôme d’études universitaires en sciences et techniques (sic) (15) (DEUST) ou un diplôme universitaire de technologie (DUT), option métiers du livre, pour se présenter aux concours d’assistants qualifiés et de bibliothécaires-adjoints spécialisés. (…) Le CAFB était devenu inadapté aux fonctions exercées par les personnels. Ce diplôme technique, homologué au niveau IV, risquait à brève échéance de cantonner les agents publics des bibliothèques qui en étaient titulaires à des tâches strictement techniques et descriptives, alors que les fonctions de ces agents n’ont cessé de se diversifier » (16). Cette analyse rejoint tout à fait, mais sans s’y référer, les conclusions de la Commission Seguin. Quant à l’importance de ce qui a été réalisé précisément pour répondre aux défauts soulignés, elle est totalement minimisée, et l’histoire de cette réforme se résume à une date : « Le CAFB est réformé en 1974 puis en 1989 »(17).

Cette manière de voir permet de justifier a posteriori une décision qui en réalité n’a pas été prise. Ou, si elle l’a été, ce ne fut pas de manière ouverte et devant les organes consultatifs dont l’avis est requis dans toute décision de ce type. L’arrêté d’abrogation du 24 novembre 1994 n’a fait qu’entériner un état de fait – l’inutilité du CAFB – résultant sinon d’une décision, du moins d’une orientation prise entre février 1991 et septembre 1992, et sur laquelle il n’existe, à ma connaissance, aucune information publique.

C’est l’oubli de la réforme de 1989 qui a permis la suppression du CAFB

Ainsi on est passé en quelques années d’une situation d’hégémonie du CAFB sur l’ensemble des modalités de recrutement, de formation et de promotion des personnels communaux et des nouveaux personnels départementaux des bibliothèques à sa disparition pure et simple. Hégémonie, mais aussi confiance de la part des intéressés : élus, professionnels des bibliothèques publiques et candidats. On a d’ailleurs vu cette confiance se maintenir au-delà de la suppression du diplôme dans les offres d’emploi. La mise en doute de la valeur du diplôme et l’intuition de la sclérose qui le guettait ne sont donc pas venues du terrain. Des bibliothécaires, cela se comprend, mais pas davantage des élus, ce qui se conçoit moins, si réellement le CAFB n’était pas bon. Il est à noter que ce n’est que dans de très rares cas, et alors pour répondre à des situations locales particulières, que les collectivités ont cherché à recruter, pour la direction de leur bibliothèque, des titulaires du DSB.

C’est aussi cette confiance dans le CAFB qui déclenche, alors que la situation semblait bloquée, l’avis favorable du CSFPT sur les projets de statuts (février 1991). C’est la mesure prévoyant l’intégration des sous-bibliothécaires titulaires de « 2 CAFB » dans le cadre d’emploi des assistants qualifiés qui a déterminé in extremis l’avis positif du CSFPT. Mais aucun éclaircissement n’a été apporté sur la signification de cette expression. Si l’on se souvient de la modification dans l’architecture de ce diplôme apportée par la réforme de 1989, on comprend comment c’est l’oubli de cette réforme qui a permis la suppression du CAFB. En effet, dans l’esprit de tous
« 2 CAFB » voulait dire 1 CAFB complet auquel on avait ajouté une option. C’était le schéma de l’arrêté de 1974. Or, selon l’arrêté de 1989, tous les candidats devaient désormais suivre et valider l’enseignement de base, une option (lecture publique ou documentation), et une spécialisation d’option. Donc après 1989, les diplômés du CAFB étaient tous titulaires de « 2 CAFB », et en outre l’enseignement était beaucoup plus lourd (18).

Cet oubli a eu pour conséquence une injustice à l’égard des diplômés après 1989, mais aussi la disparition du diplôme : si, en effet, on considérait que le diplôme de 1989 correspondait à « 2 CAFB » 1974, et que cela justifiât la mesure d’intégration de ses titulaires dans le cadre des assistants qualifiés, la conséquence logique pour les nouveaux recrutements était que le diplôme de 1989 devait être valable pour se présenter au concours externe, et devrait donc figurer sur la liste des diplômes, au même titre que les DUT et les DEUST spécialisés. Je ne vois pas en quoi cela aurait été préjudiciable à ces diplômes. Je pense qu’au contraire cela aurait créé une saine émulation, et aurait non pas affaibli, mais renforcé l’intégration universitaire de la formation professionnelle. Il restait évidemment à déterminer les modalités d’habilitation de ce diplôme technico-professionnel, mais il me semble que cette tâche n’eût pas été hors de portée si la volonté avait existé.

Les limites des nouvelles formations post-recrutement

Lorsque le nouveau système se met en place, les professionnels dans leur ensemble, même s’ils ont des inquiétudes, font relativement confiance aux nouveaux modes de recrutement et aux nouvelles formations post-recrutement mis en place par le CNFPT. Même s’ils regrettent la disparition d’une formation initiale pré-recrutement, ils ne se réfugient pas dans la nostalgie, contrairement à ce qui a pu être dit. Il n’y a pas non plus de mouvement profond de contestation comme il a pu y en avoir pendant la période de préparation des statuts. Ils pensent que le système va s’améliorer, et qu’on doit avoir confiance, collaborer, et être présent, notamment dans les jurys de recrutement.

Mais aujourd’hui, on voit bien qu’on ne peut pas demander à ces formations post-recrutement d’atteindre le niveau de qualification professionnelle qui était celui du CAFB. On en arrive enfin à reconnaître le rôle exact de ces formations qui sont plutôt des formations d’adaption à l’emploi, et surtout à l’environnement territorial – ce en quoi elles sont très importantes – que de véritables formations de qualification professionnelle.

Si vous mettez à plat l’ensemble du dispositif : les diplômes universitaires professionnels (DUT, DEUST) qui doivent certes préparer à une profession ou plutôt à un champ professionnel, mais aussi délivrer une culture générale et  initier aux langages fondamentaux ; les formations post-recrutement qui doivent adapter les agents territoriaux à l’environnement de la collectivité locale et donner des bases communes à l’ensemble des personnels de la filière culturelle territoriale, vous constatez que la formation spécialisée nécessaire à l’exercice des fonctions, et souvent des responsabilités dans les bibliothèques des communes de petite ou de moyenne importance, est sacrifiée. Sachant cela, les jurys de concours recherchent chez les candidats les bribes d’une qualification obtenue par l’expérience, les stages, les préparations de concours. Et les candidats développent des stratégies personnelles pour acquérir ces bribes de formation qui seront décisives pour décrocher un concours, et notamment pour satisfaire les jurys d’oraux. Certains y parviennent, et les centres de formation aux carrières des bibliothèques(19) reçoivent de plein fouet cette demande à laquelle ils essaient de répondre dans la mesure de leurs moyens. Mais ce n’est, au bout du compte, qu’une petite proportion des candidats qui parviendra à recevoir une préparation qui prenne en compte tous ces facteurs, et qui n’est malgré tous les efforts faits, pas totalement satisfaisante. On peut en outre se demander ce que l’on a fait du principe sacré d’égalité des candidats devant les concours !

Pour la catégorie A, il me semble que c’est la parité avec les corps d’État, et surtout la comparaison avec la formation des conservateurs qui exerce une fascination tellement forte que nul ne souhaite remettre le système en cause. C’est seulement son application que l’on voit critiquée. Pourtant le phénomène décrit ci-dessus existe aussi dans les concours de catégorie A, que l’on prétend « généralistes ». Néanmoins, c’est sur l’avenir de la catégorie B que les inquiétudes peuvent être les plus fortes, alors même que tous ont conscience de son importance, que ce soit dans les bibliothèques universitaires ou dans les bibliothèques publiques.

D’autres aspects que celui des formations semblent avoir échappé à une pensée cohérente. Depuis cette période, ils sont souvent mentionnés comme les défauts essentiels du système statutaire. Néanmoins, on peut voir que certains aspects suscitent aujourd’hui moins d’émoi que dans les premières années d’application.

La mutiplicité des  cadres d'emplois

A une période où l’on commençait à pressentir la nécessaire évolution des catégories de la Fonction publique – la catégorie D est supprimée par les accords Durafour en 1990 – la création de niveaux statutaires supplémentaires est apparue comme une régression. Elle n’avait pas été voulue, du moins pour les cadres d’emplois de catégorie A et B, ni par les directions du Ministère de l’enseignement supérieur concernées, ni par la Direction du livre et de la lecture. Celle-ci préconisait un seul niveau de recrutement par catégorie : conservateurs et bibliothécaires-adjoints recrutés à Bac + 2. Jusqu’à octobre 1990, cette doctrine a été affirmée de manière constante. La création d’un deuxième cadre de catégorie A était refusée au motif que les collectivités s’en saisiraient pour ne pas recruter de conservateurs. Celle d’un cadre B-type l’était de manière logique : s’il y avait revalorisation de la catégorie B, les recrutements en B-type devaient s’arrêter. Mais entre octobre 1990 et février 1991, cette doctrine a été mise à mal, et il a fallu admettre qu’il y aurait un deuxième cadre A, et trois cadres B. Pour quelles raisons ?

Le cadre d’emplois des bibliothécaires territoriaux

De son côté, le Ministère de l’enseignement supérieur préférait la création d’un corps de bibliothécaires d’État à l’application du classement indiciaire intermédiaire créé par les accords Durafour. Cette orientation correspondait à des revendications très fortes des bibliothécaires-adjoints tant dans les bibliothèques universitaires que dans les établissements parisiens sous tutelle du Ministère de la culture, ce à quoi ce ministère n’était pas indifférent.

Par ailleurs, l’absence de cadre d’emplois de bibliothécaires territoriaux aurait conduit à intégrer les bibliothécaires de 2ème catégorie dans le cadre d’emploi des conservateurs. Ce à quoi le Ministère de l’enseignement supérieur était totalement opposé, estimant que le niveau des bibliothécaires de 2ème catégorie n’était pas supérieur à celui des bibliothécaires-adjoints de l’État, et que cela aurait conduit à une différence de traitement injustifiée (20).

Dans les années qui ont suivi ces textes, le cadre d’emploi des bibliothécaires territoriaux a été plus facilement admis qu’on aurait pu le penser. Ceci a été surtout dû aux efforts de l’IFB dans la formation des bibliothécaires, et dans sa volonté de négocier avec le CNFPT pour que la formation des bibliothécaires territoriaux puisse se dérouler dans le cadre de conventions entre les deux organismes.

Le cadre d’emploi des assistants

La création de ce cadre a été imposée pour des raisons de nécessité de maintenir un débouché aux titulaires du Baccalauréat. Le caractère très généraliste du concours et la présence d’épreuves caractéristiques des concours de catégorie A est le principal grief que l’on peut faire aujourd’hui à ce cadre d’emplois.

Le cadre d’emploi des inspecteurs de surveillance et de magasinage

Créé par nécessité de parité avec les corps d’État, ce cadre d’emploi a été supprimé en raison de son inadaptation totale à la gestion territoriale.

La dénomination des cadres d’emplois

La dénomination des cadres d’emplois, de même que la définition de leurs fonctions dans les statuts particuliers ont constitué une autre raison du mécontentement des personnels de catégorie B et C des bibliothèques publiques. Les bibliothécaires ayant échappé à l’appellation « d’attachés du patrimoine »(21), on peut dire que la catégorie A a été épargnée grâce à la parité avec les corps d’État (22).

La notion de cadre d’emploi a déterminé la recherche d’un dénominateur commun à l’ensemble des emplois territoriaux de la filière culturelle publique. Pourquoi ce plus petit dénominateur commun fut-il le patrimoine et la conservation ? Est-ce que vraiment les collectivités voulaient que leurs personnels culturels ne fassent que de la conservation et de la gestion du patrimoine ? Ou bien la conception des textes initiaux s’étant située dans les services des ministères, n’est-ce-pas l’importance du secteur patrimonial au Ministère de la culture qui en est responsable ? En tout cas, le choc pour les bibliothécaires de lecture publique a été violent. D’autant plus violent que l’aspect patrimonial de l’activité de ces bibliothèques est traditionnellement pris en charge sous la responsabilité de personnels d’État ! La dénomination de votre statut, c’est ce que vous portez tous les jours, c’est votre identité professionnelle. Les conservateurs d’Etat peuvent se sentir flattés, non pas de laisser penser qu’ils ne font que de la conservation, mais de montrer par là qu’ils constituent une « élite » professionnelle. Mais les autres ? Il ne peut y avoir qu’un malaise créé par une identité méconnue.

Cette méconnaissance allait même dans la première version des statuts territoriaux jusqu’à la définition des fonctions. Ce n’est que dans les quelques mois d’amendement de ces textes qu’ont été rajoutées les notions de lecture publique et d’animation.

Les dénominations statutaires sont assez longues pour inciter à les abréger en formules plus courtes : « assistants », « assistants qualifiés », mais ces expressions ne sont pas assez significatives pour exprimer son identité professionnelle  hors du milieu de travail. Ne pourrait-on pas sans avoir besoin de remettre en cause la notion de cadre d’emploi, rechercher un plus petit dénominateur commun des emplois culturels territoriaux qui soit plus satisfaisant pour tous ? Il me semble que cela doit être possible à condition d’entendre responsables des collectivités et professionnels.

A résoudre d’urgence

Sans vouloir minimiser l’importance de ces derniers aspects, je pense qu’on peut arriver assez facilement à des solutions :

– poursuivre dans la négociation avec le CNFPT et l’ENSSIB pour une formation professionnelle, pertinente, correspondant aux besoins, et diplômante, des cadres de catégorie A. Les structures, les programmes, les moyens (lieux de stages, intervenants) existent. Il n’y a qu’à poursuivre dans la voie des recommandations de la Commission Bottineau pour les conservateurs territoriaux, et dans les sillons tracés par l’IFB pour les bibliothécaires territoriaux.

– poursuivre dans l’analyse et la définition des métiers des bibliothèques, travail engagé en  1995 avec le Premier recensement des métiers des bibliothèques (23) . Mais il faudrait ajouter à ce type d’études analytiques, des études d’une autre nature, permettant de cerner les notions d’identité professionnelle chez l’ensemble des agents – et pas uniquement chez les directeurs – ainsi que les préoccupations des gestionnaires de ressources humaines des collectivités territoriales et des universités ; et enfin, ce qui ne relève pas de l’analyse scientifique, mais des professionnels eux-mêmes, parvenir collectivement à l’affirmation de ce que nous voulons.

– mais là où il est vraiment nécessaire de porter tous nos efforts, c’est sur les conditions de recrutement et de formation des agents de catégorie B. Peut-on rattraper les mailles perdues de l’histoire retracée ici ? Oui, à mon sens , il n’y a rien là d’impossible. Mais il faut que nous le voulions et que nous le voulions tous ensemble, personnels des établissements publics et personnels des collectivités territoriales. Car le problème se pose dans toutes les bibliothèques, qu’elles soient nationale, publiques, ou universitaires. En l’absence d’une volonté collective, et d’une mobilisation de tous, en particulier des responsables d’établissement, rien ne pourra être fait, et nous continuerons à déplorer la pénurie de compétences techniques, et à croire que nous pourrons combler ce déficit par la formation continue.

Je n’ai pas évoqué les problèmes de la catégorie C. Ce n’est pas que je les sous-estime. Mais en l’absence de résolution des problèmes de la catégorie B, il me semble que rien ne pourra être fait de durable pour les agents de catégorie C, ni pour les autres personnels travaillant en bibliothèque.

Liste des sigles

ABF : Association des bibliothécaires français
ADBDP : Association des directeurs de bibliothèque départementale de prêt
BBF : Bulletin des bibliothèques de France
CAFB : Certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire
CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale
CSFPT : Conseil supérieur de la fonction publique territoriale
DBMIST : Direction des bibliothèques, des musées et de l’information scientifique et technique (devenue Sous-direction des bibliothèques et de la documentation de la Direction de l’enseignement supérieur, Ministère de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie)
DBLP : Direction des bibliothèques et de la lecture publique, supprimée en 1975
DEUST : Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques
DLL : Direction du livre et de la lecture, Ministère de la culture
DSB : Diplôme supérieur de bibliothécaire, remplacé par le Diplôme de conservateur de bibliothèque (DCB) délivré aux conservateurs stagiaires par l’ENSSIB à l’issue d’une formation de 18 mois.
DUT : Diplôme universitaire de technologie
ENSB : Ecole nationale supérieure des bibliothèques (devenue ENSSIB en 1992)
ENSSIB : Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques
IFB : Institut de formation des bibliothécaires (devenu Département de la formation initiale des bibliothécaires au sein de l’ENSSIB)



NOTES:


* Il s’agit de la formation des bibliothécaires professionnels intermédiaires dans la hiérarchie statutaire, c’est-à-dire de catégorie B, et qui, néanmoins, dans les bibliothèques publiques de petite ou moyenne importance, assument souvent des fonctions de responsabilité.

(1) Appel lancé fin 1998 à l’initiative de professionnels des bibliothèques, soutenu par l’ABF et l’ADBDP et publié sur le site : http://www.multimania.com/sosbibli/

(2) Réforme des enseignements permettant l’accès des personnels...,  BBF, 1985, n° 2, pp. 152-163. Voir aussi dans BBF, 1986, n°130 et n°131, un dossier consacré à la formation professionnelle.

(3) Michel Merland : communication sur le cas français à la journée d’étude : La formation professionnelle des bibliothécaires et des documentalistes dans les pays de la communauté européenne, Paris, 29-30 avril 1977, publiée dans Journées d’études, AENSB, Presses de l’ENSB, 1979, pp. 125 et 130-132.

(4) Michel Merland : La préparation au CAFB « pas si malade qu’on le dit », Livres-Hebdo, 1984, n°1, pp. 105-106.

(5) Arrêté du 5 mai 1989 fixant les modalités de délivrance et le programme du certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire, J.O. du 13 mai 1989.

(6) Jacqueline Ayrault : La réforme du CAFB, communication au colloque La formation aux métiers du livre, des médiathèques et de la documentation : enjeux et perspectives, Tulle, 27-28 février 1989 (document non publié).

(7) Tout au moins pour les statuts de la filière culturelle territoriale, puisque d’autres statuts particuliers seront publiés les années suivantes.

(8) Jacqueline Ayrault : op. cit.

(9) Cécil Guitart : Coopération et partenariat, Communication au colloque de Tulle, 1989.

(10) A noter que sur les trois principes régissant ce statut – unité, parité, spécificité – le troisième n’a pas été jugé essentiel à cette période, et sa prise en compte a été limitée à la création de la notion de « cadres d’ emplois » en substitution à celle de « corps ». Au cours des dernières années, on a vu son importance affirmée.

(11) Date à laquelle les compétences de l’Etat concernant les bibliothèques, jusque-là exercées par une direction du ministère en charge de l’enseignement supérieur (la DBLP) sont réparties entre deux ministères : celui en charge de l’enseignement supérieur, et celui en charge de la culture.

(12) Le critère requis pour l’intégration dans le cadre d’emploi des assistants qualifiés est en fait celui de « 2 CAFB », notion ambiguë qui permet de toucher du doigt la non-prise en compte de la réforme de 1989.

(13) Dans l’administration centrale, ce terme désigne les relevés de conclusions des réunions interministérielles tenues sous la responsabilité du Premier ministre.

(14) L’arrêté d’abrogation est daté du 24 novembre 1994, J.O. 2 décembre 1994.

(15) L’appellation de ces diplômes est en fait « diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques ».

(16) Philippe Marcerou : Statuts et formations, in : Les bibliothèques en France 1991-1997, éd. sous la dir. de Dominique Arot, Electre-Editions du Cercle de la librairie, 1998, p. 227.

(17) Sur l’histoire du CAFB, voir : la communication de Michel Merland sur la France à la journée d’étude La formation professionnelle des bibliothécaires et des documentalistes dans les pays de la communauté européenne, op. cit, p. 113-133 ; Daniel Renoult : Les formations et les métiers, in : Histoire des bibliothèques françaises, Éditions du cercle de la librairie, 1992, T. IV, pp. 421-445 ; et Henri Comte : Les bibliothèques publiques en France, Presses de l’ENSB, 1977, pp. 367-372.

(18) Dans les mesures transitoires et finales, l’arrêté du 5 mai 1989 prévoit, pour les titulaires d’un CAFB obtenu avant 1990 et exerçant une activité en bibliothèque ou documentation, la possibilité de se présenter à une spécialisation supplémentaire. On ne saurait en déduire, sinon à nier la réforme, l’équivalence absolue de l’expression « 2 CAFB » dans le cadre des deux arrêtés.

(19) Nouvelle appellation des centres régionaux de formation professionnelle.

(20) Néanmoins, une petite proportion des bibliothécaires de 2ème catégorie a pu être intégrée dans le corps des conservateurs territoriaux, sur des critères fonctionnels.

(21) Dénomination des cadres A de la filière culturelle territoriale.

(22) La catégorie A comprend deux cadres d’emplois (bibliothécaires et conservateurs) portant la même dénomination que les corps d’Etat correspondants.

(23)Premier recensement des métiers des bibliothèques, rapport rédigé par Anne Kupiec à la demande de la Direction de l’information scientifique et technique et des bibliothèques (bureau de la formation), Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Insertion professionnelle, Université de Paris X – Mediadix, 1995.

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Bibliothécaire des Appalaches
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